À propos
Coverword est une variante en ligne du jeu de société Undercover, écrite pour répondre à une question précise : peut-on générer les paires de mots automatiquement, au lieu de les écrire à la main ?
Le projet
Dans un Undercover classique, quelqu'un rédige une liste de paires. C'est long, et surtout fini : au bout de quelques soirées, les mots reviennent. L'idée de départ était d'aller chercher ces paires dans des bases de données sémantiques — des ressources qui décrivent la proximité de sens entre les mots.
L'intuition ne suffisait pas. Mesurée sur des paires étiquetées à la main, la proximité sémantique brute ne sépare pas les bonnes des mauvaises : elle place guitare / violon (une bonne paire) et pirate / piraterie (une paire injouable) exactement au même niveau. Il a fallu ajouter des filtres qui ne regardent pas le sens : morphologie, réseau lexical, mesure d'abstraction.
Le résultat tient en trois chiffres : 2 945 paires, 1 685 mots, en français et en anglais. La méthode est détaillée sur la page des règles.
Comment c'est fait
- Les mots viennent d'un modèle vectoriel entraîné sur de grands corpus, croisé avec un lexique de fréquence et un réseau lexical. Tout est calculé hors ligne : le jeu ne fait que piocher dans une liste figée.
- Le serveur détient tout l'état. Votre mot ne quitte jamais le serveur pour les autres joueurs — il n'est pas masqué à l'affichage, il n'est simplement jamais transmis.
- Aucun compte, aucune inscription. Une salle, un code à quatre caractères, et c'est tout.
- Les avatars proviennent du jeu libre Notionists (DiceBear, licence CC0), pré-générés et servis depuis ce site. Aucun appel n'est fait à un service tiers pendant une partie.
Hébergement
Le site tourne sur une machine personnelle, pas chez un hébergeur commercial. C'est un projet mené pour le plaisir, sans société derrière, sans modèle économique — au mieux quelques annonces pour couvrir le nom de domaine.
Une conséquence pratique : il peut arriver que le site soit indisponible quelques minutes, le temps d'une mise à jour ou d'un redémarrage. Les parties en cours sont alors perdues, l'état vivant en mémoire.